Et son sperme gicle sur ma poitrine, je suis une chienne quand il se branle devant mon corps nu.

C'est à celle qui criera le plus fort quand la violence des coups nous fera tomber. Ca fait dix ans que je n'appelle plus maman au lit et pourtant hier face au monstre j'ai eu la trouille.

06 juillet 2009

Saccage.

J'avais peur, simplement peur. Alors je m'agenouillais dans la pénombre et priais un dieu inexistant de me tuer sur le coup, sans trop de souffrances. Puis j'attendais. Un éclair électrique qui pourrait se déplacer dans tout mon corps et transformer les éclaboussures de sang en feux d'artifices. Je rêvais d'une mort rapide et indolore tout en espérant secrètement le contraire. J'étais trop faible pour vivre et affronter le regard triste et blessé de mes parents, le mépris de mon frère et le dégoût des autres. Le temps passait et je restais cachée, enfermée de l'intérieur entre quatre murs trop proches. Et silencieusement je suppliais qu'un visage ami apparaisse par la lucarne et me sourit. Comme s'il ne s'était rien passé. Comme si mes délires et ma folie n'étaient pas. Mais la réalité est violente, véritable et difficile, même si on s'efforce de faire semblant d'avoir oublier, je sais que chacun d'entre nous se rappelle. Alors je souffre tout en essayant vainement de grandir et de devenir responsable et saine d'esprit. La guérison est impossible, je ne cesserai jamais d'entendre ces chuchotements. Quand je tente de respirer calmement et de ne pas céder à la rage je vois dans leurs regards que ça n'en vaut pas la peine. C'est incurable. Et j'ignore encore si je suis née ainsi ou si c'est la jeune fille blonde qui a déposé la mort dans le vide de mon sexe. Il ne reste qu'à attendre.

Posté par brokenflowers2 à 02:11 - Permalien [#]