Et son sperme gicle sur ma poitrine, je suis une chienne quand il se branle devant mon corps nu.

C'est à celle qui criera le plus fort quand la violence des coups nous fera tomber. Ca fait dix ans que je n'appelle plus maman au lit et pourtant hier face au monstre j'ai eu la trouille.

Ouvre les yeux.

Je retourne sur mes pas.
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Déprime.

Je ne sais pas être heureuse, je ne sais que souffrir et pleurer. Au fur et à mesure je m'endurcis et la douleur ne fait presque plus mal mais il y a des jours où je m'écroule sur le sol, pliée en deux et les larmes jaillissent, j'hurle jusqu'à vomir mes tripes. J'agonise pitoyablement. Je rechute tous les jours, je suis seule, désespérée, malade. Jamais je n'avais touché le fond comme cela. Il me manque la force de me relever, de rire à la gueule du monde et des gens méchants. Leur cracher mon indifférence et un nouveau bonheur. Impossible. Je n'ai pas le courage d'être contente, ça me dégoûte. Il parait que mon quotient intellectuel me rend supérieure mais je suis au bas de l'échelle, cette pseudo intelligence me vole toute joie, tout sourire. Je ne suis rien, je ne veux plus être.

Saccage.

J'avais peur, simplement peur. Alors je m'agenouillais dans la pénombre et priais un dieu inexistant de me tuer sur le coup, sans trop de souffrances. Puis j'attendais. Un éclair électrique qui pourrait se déplacer dans tout mon corps et transformer les éclaboussures de sang en feux d'artifices. Je rêvais d'une mort rapide et indolore tout en espérant secrètement le contraire. J'étais trop faible pour vivre et affronter le regard triste et blessé de mes parents, le mépris de mon frère et le dégoût des autres. Le temps passait et je restais cachée, enfermée de l'intérieur entre quatre murs trop proches. Et silencieusement je suppliais qu'un visage ami apparaisse par la lucarne et me sourit. Comme s'il ne s'était rien passé. Comme si mes délires et ma folie n'étaient pas. Mais la réalité est violente, véritable et difficile, même si on s'efforce de faire semblant d'avoir oublier, je sais que chacun d'entre nous se rappelle. Alors je souffre tout en essayant vainement de grandir et de devenir responsable et saine d'esprit. La guérison est impossible, je ne cesserai jamais d'entendre ces chuchotements. Quand je tente de respirer calmement et de ne pas céder à la rage je vois dans leurs regards que ça n'en vaut pas la peine. C'est incurable. Et j'ignore encore si je suis née ainsi ou si c'est la jeune fille blonde qui a déposé la mort dans le vide de mon sexe. Il ne reste qu'à attendre.

Autodestruction.

Il y a cette musique déprimante qui me fait mal aux oreilles tellement elle est belle. Je suis touchée par les mots d'un inconnu alors que j'avais dit que j'arrêtais, que c'était mauvais pour moi. Mais tout est le mal depuis que j'ai rechuté alors autant sombrer. Je donne un rendez-vous à un garçon horripilant qui ne souhaite que me baiser. Je suis une pute mais je baisse la tête et l'accepte. Celui qui dit être amoureux de moi me plait énormément. Je crois que je l'aime comme on aime quelqu'un d'aimant, de doux et de sympathique. J'ai de la compassion plus que je n'ai de réelle attirance. C'est bizarre parce que ça me plait. C'est plus calme que ces relations basées sur l'intensité et la vitesse. J'ai besoin du calme que m'apporte ce gentil garçon. Je suis bien dans ses bras. Ça me suffit amplement. Mais la douleur me pousse à sortir, à penser à d'autres idéaux. Je me sens sale et souillée par mes pensées. Impure. Je suis maculée de mes fantasmes pervers. Et le passé me fait jouir. Je suis dégueulasse. Alors je scarifie mon corps. Que je souffre physiquement autant qu'à l'intérieur. La couleur du sang m'excite.

Autre.

Finalement je me suis trompée. Complètement. Le bonheur est à portée de main, beaucoup trop même. Je me le prends en pleine gueule, je tombe et je ne sais plus me relever. Le sourire de la jeune fille dans le rer me fait comprendre que ma philosophie ne tient pas debout, je suis lâche. Mon malheur ne repose que sur ma folie et mon plaisir à faire souffrir les autres. Mais je ne peux pas changer, ma mère le sait, elle arrive à lire dans mes yeux que la haine est trop forte, je ne peux pas guérir. Un poison de mépris pour l'humanité et moi-même coule dans mes veines et me ronge. Je suis faible parce que finalement, malgré tout cela, je ne vis que par procuration. Je vis à travers les autres, ma propre existence n'est basée que sur celle des autres. Je cherche la liberté mais je suis prisonnière de ma douleur.


Vérité.

Ce blog est un appel à la vie. Un appel à l'aide surtout. Face à cette douleur qui m'oppresse, cette solitude qui me tue. Je ne réclame rien, j'ai juste besoin de hurler des mots isolés. De crier sans que cela ne dérange quiconque. Je sais que personne ne veut m'entendre, m'écouter et me comprendre. Je sais que je suis seule, triste et abandonnée. Ne voulant pas énerver quelqu'un, j'ai choisi de me plaindre ici, là où je n'oblige pas les gens à lire. Tout le monde est libre de se moquer, de partir et même de rester. J'ai juste besoin d'écrire pour me poser, me pauser. Les mots jaillissent comme des larmes ou des gouttes de sang. Ça me fait autant de bien que de mal mais ça m'aide à ne pas tomber, à toucher le fond parfois mais alors pour mieux remonter. Je me dois d'écrire pour ne pas laisser cours à cette violence et cette haine qui m'habite. Même si souvent encore je panique en repensant à tout ce qui m'est arrivée, à tout ce que je cherche à oublier, les mots m'aident à mettre une distance entre le présent et le passé. Je veux croire que j'ai changé, que ce que je mets ici, entre ces lignes n'est plus au programme du maintenant. J'ai l'espoir de guérir et d'aller mieux. De pouvoir faire confiance à des gens, d'avoir des amis, des amants. Simplement ne plus avoir peur pour rien. Et sourire.

Achève-moi maintenant que tu es là.

Un sournois se cache ici, il guette et épie mes moindres mots. Surement le faux gens gentil, celui qui veut renouer ses anciennes amitiés alors qu'il est déjà en train de perdre ses nouvelles. M'en fous. Nous sommes si pitoyables qu'il vaut mieux qu'on reste seul. Pour toujours. Je ne veux plus vivre ces faux amours, ces promesses qu'on ne tient jamais, ces mots doux qu'on souille d'insultes rêvées. Les autres ne savent pas que je souffre beaucoup plus que le reste de cette humanité désenchantée, qu'on ne peut pas me laisser cinq minutes sans surveillance sinon je panique. J'ai besoin d'aide, de bras réconfortants, autant que j'ai besoin de sang et de violence. Je ne contrôle pas mes émotions. Elles sommeillent dans le vide de mon sexe et se réveillent quand le désir renait. L'excitation vient avec la haine. Je suis abandonnée des gens qui disaient m'aimer. Je suis seule. Il n'y a personne. Même la famille aux milles secrets qui me supportait part en courant très loin. Je n'ai plus d'ami, plus rien. Je n'ai alors rien à perdre. Mourir.

Non.

Ça ne va pas, pas du tout. Je me meurs de l'intérieur. Une nouvelle crise, plus violente, plus difficile. Le sang, les larmes, les regrets. Alors la haine renait et je me déteste encore plus fort. Je souhaiterais mourir pour oublier, ne plus avoir à ressentir cette douleur au fond de moi qui me brûle. Je suis seule, abandonnée, laissée dans les ordures. Un vulgaire déchet, à jeter au plus vite. On ne veut plus de moi. L'indésirable. J'ai mal au cœur, brisé en mille morceaux, mille miettes. Ridicule. Je me sens grotesque, je me maquille telle une pute déguisée en clown. Ça ne me fait même pas rire, ou peut-être juste d'angoisse. Les autres, comme des ombres, disparaissent dans la nuit. Il n'y a plus rien, que moi, agonisante sur le sol froid. Je bave et je hurle, personne ne veut m'aider et me tendre une main amicale.  La mort guette le bon moment pour m'attrapper. Elle est la seule amie, la seule amante qu'il me reste. J'eclate. Des bouts de moi aux quatre coins du monde. Les gens s'en foutent, ils me crachent à la gueule et m'oublient. J'ai besoin que quelqu'un prenne soin de moi. J'ai besoin d'exister.

Patatrac.

Michael Jackson est mort. Une fois, deux fois et peut-être même trois. Pour de vrai. Les gens sont tristes alors qu'ils ne le connaissaient même pas, qu'ils avaient juste écouté de temps en temps ces chansons sans vraiment les apprécier. Ridicule. Si je meurs, commandera-t-on une marche silencieuse dans les rues de Paris pour que je puisse reposer en paix ? On me casera dans un petit cerceuil, une tombe vierge d'inscription, rien. Aucun pleur. Je ne vaux pas plus qu'une poupée de cire repeinte en blanc cassé. J'aimerais exister un peu plus fort. Simplement être là, importante, pour des gens.

Reprise.

La musique qui hurle dans mes oreilles. Les sons de mon enfance, les larmes qui se rappellent les sourires. Le sang ne coulera pas tant que je ne l'aurai pas poussé à jaillir. Je me sens mal alors que tout va bien dans l'ensemble, il y a juste ce poids pesant sur mon ventre. Et le reste. Je voudrais simplement mourir. Partir. Tout arrêter pour être heureuse.